Hommage à Darwyn

darwyn

Darwyn dit Poupounénet

C’était le 6 septembre 1991 que tu as fait ton apparition au pied d’un gros tilleul, à la Ferme St-Georges (Genève). Déjà pas comme les autres, une tâche sous le ventre. (et moi dans le dos, 1er point commun). Tu était timide, t’approcher était déjà un travail. Heureusement que mes bracelets brésiliens t’intriguaient et que tu voulais jouer avec.

Paloma, ta maman veillait sur toi à chaque mouvement que tu faisais. Ma mère avait bien vu que le feeling passait entre nous, et elle a tout fait pour que l’on puisse t’acheter (le 3 mai 1992, tu étais mon Poupounet).

Tu es le seul coup de foudre que j’ai eu……

 Je vous ai préparé un grand box paillé avec une mangeoire chacun. Paloma ne pouvait manger ton grain « spécial poulain » comme la mangeoire était exprès pour les petite têtes.

Les jours suivants, tu les passais avec Poupette et Fleurette au parc. Vous étiez une petite famille. Les mois sont passés, et le jour du sevrage est arrivé. Misère….Tu ne voulais pas quitter ta mère, même si je te mettais dans le box à côté, tu montais sur la porte. Alors je te  mettais 10 minutes par jour et à chaque fois plus longtemps et puis un jour je t’ai fait tout beau pour monter dans le van et je t’ai amené pour les beaux jours d’été à la montagne, à St-Georges (Vaud). Tu étais avec 3 autres poulains étalons aussi. Vive les vacances ! A chaque fois que je suis montée te voir, tu étais le premier à venir et hennir quand tu entendais « Viens Poupounet ».

 La fin de l’été est arrivée, on est revenu te chercher…..Le paysan voulait t’acheter, mais pas de chance pour lui…Pas à vendre….

 De retour à la ferme je t’ai mis dans ton box, le sevrage était fait, au parc tu n’allais plus téter ta mère. Mais les vacances étaient finies, j’allais commencer à te longer une fois par mois. Tu obéissais déjà à la voix.

 Toi, tu avais la belle vie avec ta petite famillle pendant que je devais suivre l’école et bosser tous les week-end et les vacances scolaires à la boulangerie pour pouvoir tous payer…pension, la montagne, le maréchal, le vétérinaire (petite anedocte : la 2ème année, à la montagne, le paysan qui voulait t’acheter a certainement voulu te faire saillir et tu t’es ramasser un coup de pied dans l’épaule…Opération….Tiens un deuxième point commun avec moi.)

 Les 3 ans ont passé……et puis me voilà sur ton dos pour la première fois…10 minutes. Cool, je ne suis pas tombée enfin cette fois car les seule fois où tu m’a viré, je suis tombée 3 fois en 10 minutes sur 400 m, Merci les juments en chaleur !

 Tu es devenu un vrai petit mec après avoir essayer de saillir Belle, la Shetland. On ne pouvait plus te sortir sans que tu fasses le Bobs..donc couic…Maintenant, tu était hongre, et c’était bien mieux.

 Après Paloma et Poupete sont parties à la montagne et j’ai emmené Fleurette en Bourgogne pour passer ces vieux jours, où elle s’est endormie le 10 octobre 1996. (Fleurette était ma première jument)

 Après quelques chutes scolaires, on est parti dans une écurie à Cartigny ainsi je ne pouvais soi-disant plus travailler à l’école (j’ai quand même doublé l’année). Tu était le seul à passer sous leur clôtures. 

Au bout de 4 mois, on déménagea à la Petite-Grave, on retrouva ton père Jalysco avec Natacha… La-bas, tu était complètement barjo !! Merci pour les pointés.

 Et 6 mois après, enfin, on arrive à la Chevauchée, chez nous ! le Début de notre équipe.

Par quoi commencer, on a fait un peu de tout ensemble…En passant de la simple balade au concours de saut, sans oublier…le Ski joring ça c’était super, on se prenait bien au jeu les deux. Il y a eu les randos avec Dédé, sous la neige à Noël et la super en Lozère. Les rallyes, on ne les compte plus, les gymkhanas je dois dire que maintenant tu as laissé la 1ere place aux autres, sinon ils avaient peu de chance.

Les jeux à Plan-les-Ouates, heureusement qu’on faisait l’animation ! Le Cross des Praillons où on a pété le chrono.

Le concours de saut, Impressionnant plus pour moi que pour toi. Les virées au Mont Musy…et puis les petits défilés de l’escalade, le salon du cheval à Lyon, pour leur prouver que tu étais bien un Pie Ovéro et pas un bai.  Et les baignades dans le lac de Neuchâtel, ça c’est mon dernier beau souvenir…..

 Et tu as appris tellement aux enfants……Eux aussi ils t’aiment fort !